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Ta mère et le pardon. Est-ce nécessaire?

Pardonner à ma mère est une idée qui ne m’était jamais venue en tête avant.
Pas parce que ma relation avec ma mère est si parfaite mais parce que j’ai toujours considéré les conflits que j’ai eu avec elle à travers les années comme quelque chose de mineur. De normal. Qui fait partie de la vie quoi !

Et puis j’ai lu un livre sur le pardon, j’ai fait les exercices et beaucoup de choses ont changés pour moi. J’ai découvert des déceptions, des ressentiments si bien cachés en moi que je ne me rendais pas compte à quel point ça m’empêchait de toucher le meilleur de moi-même.
Ce fut à ce moment que j’ai commencé à emprunter sérieusement le chemin du pardon pour guérir mon cœur.

Laissez-moi vous poser une question : avez-vous des idées spécifiques sur comment une mère se doit d’agir pour être une bonne mère ?
Plus particulièrement avez-vous en tête une situation avec votre propre mère qui vous fait penser avec déception ‘’mais j’aurais aimé qu’elle agisse différemment, ça m’aurait plus aidé’’ ?

En fin de semaine j’avais des amies à souper puis l’une d’elle a partagé une situation vécue avec sa mère au courant de la semaine. Pas très plaisant comme interaction ! frown
Puis une autre amie a évoquée une situation difficile qu’elle a déjà vécue avec sa mère. Et la conversation était lancée !

Ah le sujet de nos mères et nos interactions avec elles ! Pas toujours facile.

En écoutant mes amies et leurs partages d’histoires, ça m’a fait penser à d’autres amies avec des histoires similaires.
Comme quoi notre mère n’a pas toujours été ce qu’une mère devrait être… selon notre perception.
Et ce plus souvent qu’autrement. Ça fait mal. Ça blesse.

On regarde cette blessure en pleine face et on se chicane avec sa mère ouvertement. OU On repousse cette blessure en attendant que le temps la diminue et on garde un ressentiment passif caché dans le fond de son coeur.
Mais le résultat est le même : notre relation avec notre mère est teintée d’une perception de manque et notre mère se retrouve ne pas toujours être à la hauteur de ce que l’on espère d’elle.

Puis on devient mère à son tour et on ne veut surtout pas être comme notre mère envers nos enfants : on veut être meilleure.
Et c’est une bonne chose.
Moi je n’ai pas d’enfant mais je vois ma sœur et certaines de mes amies avec ce comportement.
Il y a du bon à apprendre des erreurs de sa mère mais il y a aussi du bon qui n’est pas retenu par blessure non guérie. A cela il faut faire attention je crois.

Jugement quand tu me tiens

Mais comme je viens de dire, je n’ai pas d’enfant alors je ne m’aventure pas sur ce terrain dont certaines m’ont si bien gentiment rappelé ‘Tu n’as pas d’enfant, tu ne peux pas comprendre’.

Ma perception à moi de cette phrase : c’est tout simplement un jugement.

Le même jugement que j’ai eu envers ma mère à toutes les fois où elle a agi différemment avec moi que j’aurais voulu qu’elle fasse.

Je l’ai jugée de ne pas être la mère dont j’avais besoin qu’elle soit à ce moment précis. Ça m’a blessée.
Dans le temps j’ai pensé que c’était de sa faute, que c’était elle qui me blessait. Aujourd’hui je sais que c’est moi qui me suis blessée par ma perception, par mon jugement, de ce qui aurait dû être à la place de ce que je vivais.

Ma mère a fait du mieux qu’elle a pu. Ce qu’elle savait venait de ce qu’elle avait vécu, elle ne pouvait pas faire autrement.

On ne peut donner que ce que l’on a.

Il en va ainsi de nos parents, ils sont des gens à part entière avec leurs vécus, blessures et bagage émotionnel.
C’est quelque chose qu’on oubli, ou passe pardessus, pcq’on a notre croyance de comment un parent devrait agir avec son enfant, en l’occurrence nous.

Quand notre mère n’agit pas en fonction de cette croyance qu’on a formée ça nous blesse. On pense ‘’mais elle aurait dû…’’ et c’est ça, entre autre, qui déclenche une émotion négative que l’on garde en nous. Et qui a besoin de pardon pour lâcher prise. Pour qu’on puisse guérir.

Le chemin de guérison

Aujourd’hui je peux écrire cela avec objectivité parce que j’ai fait un travail de pardon sur moi et ma mère. Et comme mentionné au début de l’article, beaucoup de choses ont changées pour moi !

Ma mère, c’était un gros morceau qui m’empêchait d’être plus ouverte à l’amour. Et je ne m’en rendais même pas entièrement compte !
En faisant l’exercice sur le pardon dont je vous partage plus bas, je me suis libérée de beaucoup d’émotions négatives qui bloquaient l’amour en moi de s’épanouir.

Ma mère ne sait pas que j’ai fait un travail sur le pardon la concernant et je peux vous dire que le jour où je me suis sentie libre, après avoir lâchée prise des émotions négatives et blessures que j’avais la concernant, notre relation a changée.

En fait je n’ai pas pardonné à ma mère. Ce que j’ai réellement fait est de m’être pardonnée d’avoir utilisé ce qui s’est passé avec ma mère pour fermer mon cœur. De pardonner mes jugements, mes pensées, mes croyances qui ont créé des blessures en moi.
Et donc j’ai réussi à faire la paix avec les conflits que j’ai vécus avec ma mère.

Résultat : notre relation est devenue beaucoup plus harmonieuse presque instantanément. Pourquoi ?
Parce que nous sommes liées énergétiquement et quand mon énergie a changée grâce au pardon, cela a infusé notre relation d’une nouvelle énergie plus positive.

Il est important de savoir et de croire que le pardon on le fait pour soi en premier, pour se libérer soi!

Si vous avez le goût vous aussi d’avoir une meilleure relation avec votre mère, plus légère, plus fluide, voici l’exercice que j’ai fait.
Cet exercice permet de pardonner toutes les pensées, croyances, souvenirs et expériences que vous avez peut-être jugés comme étant fausses, injustes ou sans amour. Ça ne signifie pas que votre expérience de votre mère est fausse ou que son comportement était correct ou approprié.
Le processus du pardon de cet exercice va aider à neutraliser ce qui se passe en vous pour laisser de la place à la guérison, à l’amour.

Ce n’est pas facile, ni rapide mais oh combien satisfaisant!

  • Premièrement, il est important d’être dans un endroit où vous ne serez pas dérangé pour au moins 30 à 60 minutes.
  • Ensuite calmez votre esprit avec un exercice de méditation ou respiration. Et faites une prière : demandez à Dieu (tel que vous le concevez), de vous aider dans ce processus, d’être ouvert et laisser les idées venir sans restrictions ni jugements.
  • Puis remplir les énoncés de pardon aussi souvent que vous avez quelque chose qui vous vient à l’esprit. Le but étant de le faire intuitivement, sans jugements.
  • Lorsque plus rien ne vient, alors faites ressortir l’essentiel, les patterns évidents qui reviennent constamment et utilisez le processus EFT (technique de libération émotionnelle par le tapping) pour vous en libérer.
    →→→ ici pour les Énoncés de pardon et processus EFT
  • Finalement, terminez avec une méditation sur la gratitude et prenez 5 à 10 minutes de temps de relaxation pour vous.

Soyez indulgente avec vous-même.
C’est un exercice qui prend du courage. Oui du courage ! d’aller à l’intérieur de soi vers ses blessures.
Alors félicitez-vous de l’avoir fait! Et surtout, traitez-vous avec ♥compassion♥ et offrez-vous une petite gâterie smile

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